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Le 2 mai a eu lieu une sortie à Paris organisée par Mme Fontaine, professeur d'Espagnol, et encadrée par Mme Suter-Kane, professeur d'Anglais, M. Philippe, professeur de Lettres et M. Rousseau, professeur d'Histoire-Géographie. Elle a concerné l'ensemble de la Première Sspo et une dizaine d'hispanisants de Seconde B. Tournée au départ vers la culture espagnole avec Salvador Dali, elle a vu ses objectifs se diversifier : ouverture vers la peinture française et le mouvement symboliste à la demande de M. Philippe, prise en compte de la géographie et de l'histoire du quartier Montmartre pour la plus grande joie de M. Rousseau. En ce qui concerne les élèves de Seconde, la sortie permettait d'aborder par la peinture l'objet d'étude obligatoire dans le cadre du cours de Français, "La poésie du XIXe au XXe siècle : du romantisme au surréalisme". Le romantisme étant abordé en classe à travers Baudelaire, la sortie donnerait des éclairages sur le Symbolisme grâce à la visite du Musée Gustave Moreau et sur le Surréalisme grâce à un parcours guidé dans l'Espace Dali.
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C'est par la visite de cet espace que la journée a commencé, journée faste puisqu'ensoleillée juste pour nous (!!). Situé tout en haut du quartier Montmartre, à deux pas de la célèbre place du Tertre toujours envahie d'une foule cosmopolite de touristes, ce petit lieu a permis aux élèves de découvrir deux aspects moins connus de l'œuvre du peintre catalan, ses sculptures en bronze d'une part, ses illustrations pour des grands classiques de la littérature mondiale d'autre part.
Parmi les bronzes, une des nombreuses variantes autour des montres molles, thème obsédant chez Dali dont l'art est volontiers tourné vers les interrogations philosophiques.
À partir des années Cinquante, le peintre va illustrer aussi bien Roméo et Juliette de Shakespeare que L'Art d'aimer d'Ovide, la légende de Tristan et Iseult ou le Pantagruel de François Rabelais. Mais il imagine aussi des cartes de tarot, rassemble des souvenirs imaginaires du surréalisme dans lesquels il insère...des autoportraits délirants.
Je dédie cet article à la mémoire de Catherine Reibel...
Photographies © Aramis
À suivre...